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Le parent suffisamment bon : pourquoi vous n’avez pas besoin d’être parfait

par | Juil 17, 2026

Peur de mal faire, culpabilité : découvrez le concept du parent suffisamment bon de Winnicott et pourquoi il libère de la pression parentale.

Le parent suffisamment bon : pourquoi vous n’avez pas besoin d’être parfait

Le parent suffisamment bon n’est ni le parent parfait, ni celui qui ne se trompe jamais : c’est un concept qui change tout dans la façon de vivre la parentalité. Vous attendez un enfant, ou vous venez d’en avoir un, et vous vous êtes promis de ne jamais crier, de toujours trouver les bons mots, de préparer chaque repas fait maison ? Votre fil Instagram est rempli de publications sur la parentalité positive, et vous avez parfois l’impression que tout le monde y arrive mieux que vous ? Bienvenue dans le mythe du parent parfait.

Dans mon activité d’accompagnement à la parentalité à Montreuil, la question qui revient le plus souvent, sous des formes différentes, est toujours la même : « est-ce que je suis un bon parent ? ». La réponse, portée par un concept fondamental en psychologie, est peut-être plus rassurante que vous ne l’imaginez.

Le mythe du parent parfait, amplifié par les réseaux sociaux

Avant même l’arrivée d’un premier enfant, beaucoup de futurs parents s’imaginent ne jamais élever la voix, toujours être disponibles, toujours savoir quoi faire. Les réseaux sociaux n’aident pas : entre les vidéos de parentalité idéale et les parents qui semblent perpétuellement patients, il devient facile de croire que les autres y arrivent mieux que soi.

Un père me confiait récemment : « j’ai l’impression que chaque erreur va avoir des conséquences sur toute la vie de mon enfant ». C’est exactement cette pression que le concept de parent suffisamment bon vient déconstruire.

Qui était Donald Winnicott ?

Donald Winnicott était un pédiatre et psychanalyste britannique, qui a observé des milliers de bébés et de mères au cours de sa carrière. C’est à partir de cette observation clinique qu’il a développé, dans les années 1950, le concept de « good enough mother », traduit en français par « mère suffisamment bonne », et aujourd’hui élargi à l’ensemble des figures parentales sous le terme de parent suffisamment bon.

Le concept de parent suffisamment bon expliqué

Le parent suffisamment bon n’est ni le parent parfait, ni celui qui ne se trompe jamais. C’est le parent capable d’aimer, de réparer, de reconnaître ses erreurs, et d’être présent de manière suffisamment stable dans la durée. Winnicott a observé qu’un parent s’adapte presque totalement aux besoins de son tout-petit dans les premiers temps, puis, progressivement, s’adapte un peu moins complètement, à mesure que l’enfant développe sa propre capacité à tolérer la frustration.

C’est précisément cette adaptation progressive et imparfaite qui permet à l’enfant de construire son rapport au monde extérieur. Selon les travaux résumés par Psychology Today, les enfants bénéficient réellement du fait que leurs parents les « déçoivent » de façon gérable : cela les entraîne à vivre dans un monde qui, lui aussi, ne sera jamais parfait.

Pourquoi les petits échecs du quotidien ne sont pas un problème

Un parent qui s’énerve parfois, qui se trompe, qui n’a pas toujours la patience idéale, n’abîme pas son enfant. Ce qui compte n’est pas l’absence d’erreur, mais la capacité à revenir vers l’enfant ensuite : reconnaître ce qui s’est passé, réparer le lien, rester disponible.

Les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits. Ils ont besoin de parents qui, parfois, réussissent, et parfois, échouent, mais qui restent présents et capables de maintenir le lien dans la durée.

Comment appliquer concrètement l’idée du parent suffisamment bon

  • Distinguer une erreur ponctuelle d’un défaut de présence. Un mauvais moment n’efface pas des mois de disponibilité et d’attention.
  • Réparer plutôt que se juger. Après un moment difficile, revenir simplement vers l’enfant : « tout à l’heure, j’étais fatigué·e, je n’aurais pas dû crier ».
  • Se méfier des comparaisons sur les réseaux sociaux. Ce que l’on y voit est une mise en scène, jamais le quotidien réel d’une famille.
  • Accepter de ne pas tout savoir. Le doute parental n’est pas un signe d’incompétence : c’est souvent le signe que l’on prend son rôle au sérieux.

Le rôle de l’accompagnement à la parentalité

Beaucoup de parents que j’accompagne arrivent en consultation avec une culpabilité déjà bien installée, nourrie par la comparaison ou par la peur de mal faire. Le travail que je propose en accompagnement à la parentalité consiste justement à faire de la place à cette réalité : celle d’un parent humain, imparfait, mais suffisamment présent, suffisamment aimant, suffisamment stable pour que l’enfant se construise en sécurité.

Ce recadrage change souvent profondément le regard que les parents portent sur eux-mêmes : ils ne cherchent plus l’absence d’erreur, mais la qualité de la présence.

Vous vous demandez si vous êtes un bon parent ?

Se poser sincèrement cette question est peut-être déjà le signe que vous faites, avec sérieux, de votre mieux. Si vous souhaitez être accompagné·e sur ces questions de parentalité, de désir d’enfant ou de recomposition familiale, je propose des consultations à mon cabinet de Montreuil ou en visio. Vous pouvez prendre rendez-vous pour en discuter.