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Pourquoi je sabote ce qui pourrait bien se passer

par | Fév 5, 2026

Certaines personnes ont l’impression de saboter systématiquement ce qui pourrait aller bien : une relation qui démarre, une opportunité professionnelle, un moment de stabilité.

Saboter ce qui pourrait bien se passer n’est jamais un choix conscient.
Personne ne se lève le matin en se disant : « Aujourd’hui, je vais détruire ce qui me ferait du bien. »

Et pourtant, le scénario se répète :

  • une relation prometteuse se termine brusquement,

  • une situation stable devient soudain insupportable,

  • une réussite est minimisée ou abandonnée.

Je le vois souvent en séance : derrière le sabotage, il n’y a pas un manque de volonté, mais un mécanisme de protection profondément ancré.

Le sabotage : un mécanisme de protection, pas un défaut

Saboter, ce n’est pas échouer.
C’est souvent se protéger.

Quand quelque chose commence à bien se passer, cela peut réveiller :

  • la peur de perdre,

  • la peur d’être déçu,

  • la peur d’être abandonné,

  • ou même la peur de réussir.

Pour certaines personnes, le mal connu est plus rassurant que le bien incertain.
Saboter permet alors de reprendre le contrôle avant que la situation ne fasse trop mal.

Quand le passé influence le présent

Ces comportements prennent souvent racine dans l’histoire personnelle.
Si, plus tôt dans la vie, le bonheur a été associé à une chute brutale, à une déception ou à un manque de sécurité, l’inconscient peut intégrer une règle silencieuse :

« Quand ça va trop bien, quelque chose de mauvais va arriver. »

Le sabotage devient alors une tentative — maladroite mais compréhensible — d’anticiper la douleur.

Les formes courantes du sabotage

Le sabotage ne se manifeste pas toujours de façon spectaculaire.
Il peut être très subtil :

  • se montrer distant quand l’autre se rapproche,

  • créer des conflits inutiles,

  • douter excessivement,

  • remettre en question ce qui fonctionnait jusque-là,

  • se convaincre que “ce n’est pas vraiment ce que je veux”.

Ces comportements donnent souvent lieu à une grande culpabilité :
« Je fais tout pour que ça marche… et pourtant je gâche tout. »

Pourquoi la volonté ne suffit pas

Beaucoup de personnes comprennent intellectuellement ce qui se joue.
Elles savent que le sabotage leur fait du mal, mais n’arrivent pas à agir autrement.

C’est normal.
Ces mécanismes ne relèvent pas de la logique, mais de la sécurité émotionnelle.
Tant que l’inconscient perçoit le “bien” comme dangereux, il continuera à déclencher des stratégies d’évitement.

En quoi la psychothérapie peut aider

La psychothérapie offre un espace pour comprendre ce que le sabotage cherche à protéger.

En consultation, le travail consiste notamment à :

  • identifier les peurs sous-jacentes,

  • relier les réactions actuelles à l’histoire personnelle,

  • remettre de la conscience là où il n’y avait que de l’automatisme,

  • développer un sentiment de sécurité intérieure plus stable.

Peu à peu, il devient possible de rester présent quand ça va bien, sans avoir besoin de tout faire s’écrouler.

Saboter ce qui pourrait bien se passer n’est pas une fatalité.
C’est souvent le signe qu’une part de soi a appris à survivre avant d’apprendre à recevoir.

Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes, un accompagnement peut vous aider à comprendre ce qui se rejoue et à construire des relations plus apaisées avec les autres et avec vous-même.