La surcharge au travail fait partie des raisons les plus fréquentes de consultation dans mon cabinet.
On pense parfois qu’il suffit de “tenir”, de “serrer les dents”, d’être performant, adaptable, disponible… jusqu’au moment où l’épuisement émotionnel, mental ou physique nous rattrape.
Le burn-out n’est pas une faiblesse.
C’est un système d’alerte.
Une manière pour le corps et l’esprit de dire :
« Je ne peux plus continuer comme ça. »
Personnellement, j’ai vu trop de personnes arriver après des mois, voire des années de surcharge silencieuse. Et toujours avec la même phrase :
« Je n’ai pas vu venir. »
Comprendre le burn-out : comment il se construit
Le burn-out n’est pas une simple fatigue.
Il se construit sur trois piliers :
1. L’épuisement émotionnel
Quand tout devient lourd, même ce qui d’habitude ne coûtait rien.
On pleure facilement, on se sent vidé, déconnecté.
2. La perte de sens
Le travail ne nourrit plus.
Il devient mécanique, sans goût, sans direction.
3. La dévalorisation personnelle
On se sent “nul”, “lent”, “insuffisant”.
Alors que justement… on est au bout de ses ressources.
Ce glissement est souvent très progressif. Et quand on réalise ce qui se passe, on est déjà loin dans l’épuisement.
Les signaux avant-coureurs : ceux qu’on ignore souvent
En séance, je retrouve régulièrement les mêmes signes :
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sommeil perturbé,
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irritabilité,
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difficulté à se concentrer,
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sensation de décalage avec les autres,
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anxiété diffuse,
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perte d’envie,
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fatigue même après repos,
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pensées du type « Je n’y arriverai pas », « Je suis dépassé ».
On les minimise parce qu’on “n’a pas le choix”.
Mais le corps, lui, ne ment pas.
Pourquoi c’est si difficile d’en parler ?
Parce que dans le monde du travail, l’épuisement est souvent interprété comme un manque de volonté.
Parce que beaucoup ont appris qu’il fallait être fort, fiable, ne pas montrer ses fragilités.
Et parce qu’on ne veut pas inquiéter ses proches.
Je le vois souvent :
tant qu’on tient debout, on se dit que “ça va encore”.
En quoi la psychothérapie peut aider à sortir du burn-out ?
La thérapie n’est pas un simple espace de parole : c’est un lieu pour comprendre ce qui nous a mené là et reconstruire autrement.
En accompagnement, on travaille sur :
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la reconnexion aux besoins profonds,
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la gestion du stress et des émotions,
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la restauration de la confiance en soi,
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l’identification des croyances qui poussent à l’épuisement (« Je dois être parfait », « Je n’ai pas le droit de décevoir »…),
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la remise en sens du travail : qu’est-ce que je veux réellement aujourd’hui ?
L’objectif n’est pas de “reprendre comme avant”.
C’est d’inventer un mode de vie qui ne nous détruit pas.
Si vous vous sentez au bord du burn-out, ou déjà dedans, vous n’avez pas à traverser ça seul(e).
Il existe des chemins pour reprendre souffle, retrouver du sens et sortir de la culpabilité.
